Le portrait professionnel, c’est un peu comme une poignée de main… sauf que personne ne peut vérifier si vous avez les mains moites. Et pourtant, il fait tout le boulot.
Imaginez : un client potentiel tombe sur votre profil. Avant même de lire vos compétences, votre expérience ou votre passion pour les tableurs Excel (oui, ça existe), il voit votre photo. Et là, deux options : soit il se dit « tiens, cette personne a l’air sérieuse », soit « pourquoi est-il en débardeur devant un barbecue ? ».
Parce que oui, votre portrait parle pour vous. Il murmure même très fort. Il dit :
« Je suis digne de confiance »… ou « j’ai pris cette photo en recadrant une soirée de mariage ».
« Je suis professionnel »… ou « regardez mon épaule, il y avait quelqu’un que j’ai coupé ».
Le problème, c’est que le cerveau humain va vite. Très vite. Trop vite. En une fraction de seconde, votre interlocuteur a déjà décidé si vous êtes crédible, sympathique, ou potentiellement capable de lui vendre une assurance douteuse.
Un bon portrait, c’est comme une bande-annonce réussie : il donne envie de voir le film (vous).
Un mauvais portrait, c’est comme une bande-annonce avec un son saturé et une image floue : on passe à autre chose… même si le film est génial.
Et attention, il ne s’agit pas de ressembler à un mannequin sorti d’un magazine. Non. Juste d’avoir l’air… vous, mais en version « j’ai dormi, j’ai réfléchi à ma tenue, et je ne suis pas éclairé par le néon de ma cuisine ».
En résumé : votre portrait professionnel, c’est votre ambassadeur silencieux. Il ne parle pas, mais il influence. Il ne vend pas directement, mais il ouvre (ou ferme) des portes.
Alors oui, ça peut sembler superficiel. Mais dans un monde où tout va vite, mieux vaut une bonne première impression… qu’une explication gênée du type :
« Alors en fait, sur la photo, je suis beaucoup plus sérieux en vrai. »
Et comme toujours, notre site web pour découvrir notre travail quotidien et notre nouveau livre, en ventre sur la page d’accueil : www.moureaux-photo.com