Du collodion à la Maison de Retraire Protestante
Pendant trois jours, la Maison de Retraite Protestante de Montpellier a accueilli un atelier photographique exceptionnel consacré au procédé du collodion humide.
Cette technique du XIXᵉ siècle, aussi exigeante que fascinante, permet de réaliser des images uniques sur plaque métallique : des tintypes ou ferrotyppes. Equipé de mon matériel de prise de vue et de mon laboratoire mobile, j’ai eu le privilège de créer un véritable studio itinérant au cœur de l’établissement.
Durant ces trois journées intensives, j’ai réalisé 83 plaques sur aluminium. Chaque portrait a nécessité un temps de préparation minutieux : verser le collodion, sensibiliser la plaque, installer le sujet, exposer, puis développer aussitôt avant que l’émulsion ne sèche. Les permanents ont découvert avec curiosité ce procédé ancien, étonnés de voir leur image apparaître progressivement dans le révélateur, comme par magie. Beaucoup ont apprécié le caractère solennel et presque rituel de la pose photographique, à l’opposé de la rapidité des images numériques actuelles.
L’ambiance chaleureuse de l’établissement a grandement contribué à la réussite du projet. Les échanges avec les modèles, parfois touchants, parfois teintés d’humour, ont donné une dimension humaine forte à ces portraits uniques. Chacun repartira avec une image véritablement singulière, un objet tangible qui traverse le temps.
Au delà de la photographie et du portrait, je crois que chaque participants à ce projet a pris conscience qu’il venait de réaliser un portrait unique et inédit, loin des pixels et de la multiplication à l’infini.
Le sens du mot UNIQUE prend ici toute son importance !









